DSP

Coup de tonnerre au Mont d'Arbois

La décision unilatérale du Maire de Megève de stopper la procédure d’attribution de la délégation de service public des pistes et remontées mécaniques dite « des Crêtes » pourrait entrainer la fermeture de cette partie du domaine skiable l’hiver prochain.

Une décision tant incompréhensible qu’inexplicable

L’exploitation de cette petite partie du domaine skiable concerne les Communes de MEGEVE, SAINT-GERVAIS-LES-BAINS et DEMI-QUARTIER et des remontées mécaniques partagées, telle la télécabine de Megève Mont d’Arbois, qui part de Megève mais arrive à Saint-Gervais ou celle de la Princesse qui part de Demi-Quartier mais dont la gare d’arrivée du deuxième tronçon arrive à Saint-Gervais, les étudiants. La partie sommitale est donc une enclave dans le territoire saint-gervolain et la vaste concession gérée par la STBMA. Son exploitant actuel est la Société des Remontées Mécaniques de Megève (SRMM) dont le contrat s’arrête le 15 avril 2024.

C’est donc tout naturellement que les trois communes s’étaient rapprochées pour demander au Préfet de créer un SIVU (syndicat intercommunal à vocation unique) pour la gestion future de ce petit domaine et permettre les investissements rendus obligatoires et rattraper le retard dû à leur absence depuis de nombreuses années.

Dans un premier temps, un groupement d’autorités concédantes réunissant les trois communes, coordonné par Madame le Maire de Megève, a engagé les procédures pour rechercher un nouvel exploitant à partir du 16 avril 2024.

 

Tout allait bien  jusqu’au 23 février 2024

Ce jour-là, les représentants des trois communes, accompagnés de leurs conseils et des cabinets d’experts techniques et financiers, rencontraient les deux candidats qui avaient déposé des offres et dont les dossiers avaient été validés : le sortant, la SRMM, le challenger, la STBMA.

À la fin de la séance, comme c’est l’usage, les élus demandèrent unanimement à leurs conseils de rédiger les questions à poser aux candidats, que le Maire de Megève, seul coordonnateur, devait transmettre dès le lundi 26 février 2024 aux candidats pour un retour de leur offre finale le 15 mars 2024.

Date était prise par les élus et conseils pour se réunir le 27 mars 2024 à 08h30 à Megève afin d’examiner ces offres et désigner le nouveau délégataire qui exploiterait ce domaine pour les 20 prochaines années.

La décision unilatérale du Maire de Megève d’arrêter la procédure sonne le glas et enterre le projet !

Le mardi 05 mars 2024, la Commune de Saint-Gervais a eu connaissance que les questions aux candidats n’ont pas été transmises aux candidats et que Madame le Maire de Megève a ainsi délibérément interrompu la procédure tel que cela avait été convenu à l’unanimité.

Rechercher une solution pour contrer cette décision  et permettre que ce petit morceau de domaine skiable puisse quand même fonctionner l’hiver prochain, même partiellement.

Les élus de Saint-Gervais sont atterrés par cette situation et afin de « sauver les meubles » ont décidé lors de la séance du Conseil municipal d’hier 14 mars, de sortir du SIVU avant qu’il ne prenne effet au 15 avril et reprendre sa compétence pour rechercher un candidat capable d’exploiter ce petit domaine dans le cadre d’un contrat de délégation de service public de gré à gré pour une période de 18 mois (durée maximale).

Le choix du délégataire de la partie saint-gervolaine de la DSP des Crêtes sera pris le 10 avril.

C’est lors de la prochaine réunion du Conseil municipal que les élus de Saint-Gervais se prononceront sur le candidat qui sera retenu sur la proposition de la commission municipale de délégation de service public.

La décision mégevane empêchera très probablement le fonctionnement de la télécabine du Mont d’Arbois l’hiver prochain.

Les contrats qui gèrent cette remontée mécanique, tant celui signé avec la commune de Megève que celui signé avec la commune de Saint-Gervais, s‘achèvent définitivement le 15 avril 2024, sans qu’il soit possible de les proroger une nouvelle fois (celui de Saint-Gervais a déjà été prolongé de 3 ans puis d’un an puisqu’il s’arrêtait normalement en avril 2019). A ce jour, avec l’arrêt de la procédure de DSP   il est difficile d’imaginer quelle solution juridique pourrait permettre de l’exploiter après le 15 avril 2024.

 

Il reste à espérer qu’une solution puisse être trouvée pour que la télécabine de la Princesse ne subisse pas le même sort.

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